30 septembre 2022

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« FEMME LIBEREE DE SES VIELLES SIRENES » : Chronique de Maître Francis Noël KISULA

On n’en dira pas assez sur la femme, sur le mois de Mars, sur les thèmes retenus chaque année à l’occasion de la commémoration la journée internationale des droits de la femme. Mais dans la pratique c’est une routine qui devient nocive, des pratiques qui frisent l’abrutissement même de la femme.

Réduire une femme, obligatoirement de pagne-vêtues, en une âme ambulante qui défile sans savoir le motif est l’un des points négatifs sur lesquels l’on doit s’appesantir pour une victoire dans la lutte acharnée pour le droit de la femme.

Il est question de soigner la fièvre et non de casser le thermomètre, il est totalement aberrant de changer régulièrement le rythme de la musique tout en sachant pertinemment très bien que les protagonistes sur la piste ne savent pas correctement exhiber quelques pas de danse.

Dans la lutte pour les droits de la femme, le problème ne se situe pas au rythme de la musique (thème à l’occasion de la journée du 08 mars) mais à la chorégraphie (l’Eveil de la conscience de la femme).

Cet Eveil de la conscience de la femme pour ses droits, ces devoirs, ses compétences doit commencer par la famille, cellule de base de toute éducation, il est donc impérieux d’appeler à la barre la responsabilité des parents comme agents principaux de l’Education des enfants tous sexes confondus.

L’itinéraire de cet éveil de la conscience commence par l’éradication radical des préjugés mensongers qui tendent à chosifier la femme, qui poussent la femme à faire de la figuration dans sa propre existence.

Il est donc un divin devoir pour les parents de bêcher tout autour de la confiance en soi que doit impérativement cultiver la jeune fille, future femme ; d’arroser les compétences intellectuelles de cette dernière afin de ramener à la surface de la raison l’idée selon laquelle la femme a aussi sa place dans ce grand chantier de la construction d’une belle image de la République Démocratique du Congo et que la reléguer en dernier plan serait enfoncer un clou fatal dans le cercueil de leurs ambitions.

Avec un langage franc, les parents se doivent de faire savoir qu’il est honorable de gagner sa vie en retroussant ses manches que de remonter sa jupe pour brader sa dignité contre quelques misérables billets de banque.

Les parents doivent avoir à cœur cette envie pressante d’empêcher le poison de la relégation de la femme en seconde zone de se répandre et le meilleur remède contre ce fléau morbide est l’estime de soi.

Pour aspirer à la grandeur la jeune fille ne doit pas faire du Mariage une ambition vitale car réussir sa vie n’est pas forcement célébrer des noces de rêves avec fortes chance de devenir pour l’homme, un chewing-gum trop mâché, collé à sa semelle.

Au-delà de la famille l’Eglise et les écoles doivent jouer la même partition avec la famille c’est-à-dire sensibiliser les jeunes à l’auto – prise en charge, à l’estime de soi, en la confiance en soi.

Exiger un shampoing de leur cerveau régressif de temps en temps, histoire de se laver les idées noires comme :

  • Habiller chaudement leur cerveau jusqu’à étouffement ;
  • Les exorciser de leur esprit régressif ;
  • Mettre son corps aux enchères comme seul ignoble moyen d’atteindre leurs objectifs.

Ceci étant l’honneur et les droits de la femme ne se réclament pas par des défilés, par des journées de réjouissance, ni par des conférences académiques mais par l’éducation de la femme aux valeurs dès la petite école jusque dans le milieu socio-professionnel.

Il demeure sans conteste que la femme est le sel et la lumière de la République Démocratique du Congo. Il suffit seulement de voir en elle une égale partenaire et de la traiter à sa juste facture.

Maître Francis Noël KISULA | Empreinte Magazine.