27 septembre 2022

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Le caucus des députés du nord Kivu associés à ceux de l’Ituri mettent Félix Tshisededi le dos au mur pour une nouvelle prolongation de l’état de siège

Ils disent non à une autre prolongation de l’état de siège décrétée à l’est de la République Démocratique du Congo par le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo il y a maintenant plusieurs mois et s’interrogent sur l’importance de le maintenir.

Le président du caucus des députés élus du Nord Kivu à déclaré le ras le bol de la population de l’est du pays qui depuis plusieurs années maintenant vit dans la peur avec chaque jour la perte des mamans, des frères et sœurs dans des tueries perpétrées par des groupes armés

Tout en saluant la décision du premier citoyen qui était de mettre en place un état de siège avec comme objectif de ramener la sécurité et la paix à l’est principalement dans les provinces du Nord-Kuvu et de l’Ituri.

Malheureusement ils constatent que malgré l’état de siège, la population des deux provinces continue à déplorer chaque jour des morts et se posent la question de savoir si réellement l’état de siège pourra mettre fin à cette situation à la base des massacres ou s’il faut se poser se poser d’autres questions qui ramèneront à d’autres solutions.

Les députés du Nord kivu toujours assistés de ceux de l’Ituri soutiennent les forces armées qui doivent avoir un soutien logistique très appropriés pour combattre ces bandes armées mais ils ne comprennent pas qu’après tous les mois où l’état de siège a été mis en place, les massacres qui continuent.

Pour les députas réunis, le constat malheureux concernant l’état de siège est qu’il a basculé plus vers une pression fiscale, mobilisation des recettes, etc plutôt que de vraiment se concentrer sur la sécurité et la paix et c’est à cause de cette situation qu’ils ont pris la décision de ne pas participer à une autre prolongation de l’état de siège.

Ils ont notamment décidé du fait qu’il ne leur a pas été octroyé la parole au niveau du huit clos dans les débats de quitter la salle et même pour les prochaines sessions tant que leur cri n’est pas entendu et le cri n’est pas le leur mais celui de leur population qui sont tuées à l’est.

Rédaction | Empreinte Magazine.